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Belgique : L’ombre de la division
11/03/11
La crise politique ouverte après les élections de juin est la plus longue de l’histoire du royaume et menace le fédéralisme du pays.

- Manifestation pour un gouvernement belge et contre la partition du pays
Après avoir voté au début du mois de juin, le royaume n’a toujours pas de gouvernement et cela risque de durer. En effet, les désaccords restent flagrants entre les partis néerlandophones et francophones, qui tentent de négocier une réforme du système fédéral. Les partis politiques de Wallonie comme de Flandres, incapables de s’entendre sur la réforme des institutions sont dorénavant dans une situation inextricable. Bart de Wever, le président de la Nouvelle Alliance flamande (NVA, droite indépendantiste), pourrait débloquer la situation. Porté par son résultat de juin (quelque 30 % des voix en Flandre) et des sondages apparemment très favorables, il a annoncé qu’il ne voulait toutefois pas assumer la charge de 1er Ministre. Il prône l’indépendance à terme de la Flandre mais propose dans l’immédiat le passage par une étape intermédiaire, le confédéralisme, où les régions belges disposeraient d’une très large autonomie.

- Dessin de Chappatte
Malgré des manifestations pour un gouvernement en janvier dernier et l’appel de Benoît Poelvoorde à la grève du rasoir, les discussions s’éternisent. Ces négociations interminables entre Flamands et Wallons, entre un Nord néerlandophone prospère un Sud francophone moins favorisé, révèlent un Etat belge ingouvernable. Alors que dans les sondages, une infime minorité de citoyens (entre 5 et 10 %) se déclarent favorables à la partition du pays, y compris en Flandres où les électeurs ont pourtant voté à près de 30 % pour la NVA, ce scénario ne peut plus être totalement écarté. Le spectre de la séparation est dans toutes les têtes.
A vous de jouer :
Belgique : Les négociations pour former un gouvernement dureront-elles plus d’un an ?
Inconnu à Matignon
20/09/10
Alors que le remaniement devrait intervenir dans quelques semaines, on ignore qui remplacera François Fillon à la tête du gouvernement. A l’heure où la place du prochain Premier ministre devient sujet aux pronostiques, voici un bref état des lieux.
François Fillon toujours premier ministre ?
A la question : « Souhaitez-vous qu’à l’issue du prochain remaniement gouvernemental François Fillon reste Premier ministre ? », les Français répondent « Oui » à 55%, selon le sondage de l’IFOP pour le JDD. De même, une majorité écrasante des électeurs de l’UMP (86%) souhaitent son maintien.
Irremplaçable, François Fillon ? Nicolas Sarkozy a devant lui « un choix cornélien », pour reprendre l’expression d’un membre de l’équipe dirigeante du parti. S’il le garde, le président ne donnera pas l’image du tournant attendu, et risque de manquer l’occasion de rebondir dans les sondages. S’il le change, il devra trouver une contrepartie crédible pour faire passer cela dans l’opinion et son propre parti.
Jean-Louis Borloo ?
Il fait parti des ministres les plus cités pour remplacer François Fillon. Le charismatique ministre pourrait donner une image plus positive du gouvernement en sursis, et envoyer un « signal vert » qui désorganiserait l’opposition.
Michèle Alliot-Marie ?
Contrairement à M. Borloo, la ministre de la Justice a aux yeux des français la stature d’un premier ministre. Ce serait alors le choix de la crédibilité sur la popularité. D’après un sondage paru dans le JDD, 41% des personnes interrogées estiment que Michèle Alliot-Marie ferait un «bon premier ministre».
Christine Lagarde ?
Mme Lagarde bénéficie d’une image de grande compétence dans le domaine économique, confortée par la crise, mais la ministre a déclaré de ne pas se sentir prête à occuper cette nouvelle fonction.
Une autre personne ?
N’ayant pas de choix miracle, le président pourrait choisir de créer la surprise et faire ainsi diversion sur les sujets qui fâchent (expulsions de Roms, affaire Woerth-Bettencourt). Mais sa marge de manœuvre reste assez limitée ; un nouveau faux pas risque de coûter cher alors que l’échéance de 2012 se rapproche.
A vous de jouer :
Qui sera le prochain 1er Ministre lors du remaniement ministériel annoncé en octobre ?

