Economie
Vers une nouvelle crise financière ?
12/09/11
Connu pour avoir anticipé la crise financière de 2008, l’économiste Nouriel Roubini estime qu’un nouveau cataclysme financier approche. Il pointe du doigt le ralentissement de la croissance mondiale et le poids des dettes dans la zone euro.
Réputé pour sa prédiction dès 2006 de l’explosion de la bulle immobilière américaine et ses terribles conséquences sur l’économie mondiale. Surnommé «Dr. Catastrophe», l’économiste voit venir une aggravation de la crise financière. Il y a quelques mois, l’économiste avait annoncé l’effondrement de la zone euro d’ici à 5 ans et déclarait s’attendre à une « tempête » pour 2013.
Dans un entretien à l’agence Bloomberg, Nouriel Roubini juge que l’actuel ralentissement de la croissance mondiale augmente fortement le risque d’une nouvelle crise financière. Selon lui, la faiblesse des économies occidentales risque de les précipiter dans une grave récession. Évoquant tour à tour l’instabilité des bourses européennes, le coût record de l’assurance des dettes et le poids des dettes souveraines, Nouriel Roubini estime à 60% le probabilité que les économies développées sombrent dans une « nouvelle Grande dépression ». Il montre l’urgence de restaurer une croissance solide « pas pour les cinq ans à venir, mais aujourd’hui ». Selon lui, « nous avons besoin d’un stimulus d’ampleur à court terme, sous peine de nous retrouver à court de cartouches ».
En cas de crise majeure, l’économiste recommande aux investisseurs de privilégier le dollar, monnaie qui se renforce en période crise. Il privilégierait des obligations d’Etats peu endettés comme l’Australie ou le Canada et laisserait de côté les actions et matières premières, actifs bien trop volatiles.
A vous de jouer :
Apple rachètera-t-il Facebook ?
26/10/10
Le site fait le rapprochement entre la rencontre des deux PDG Steve Jobs et Mark Zuckerberg il y a deux semaines et les 51 milliards de dollars disponibles dans les caisses de la marque à la pomme.
Interrogé sur l’utilisation de ce pactole lors de la présentation des derniers résultats, Steve Jobs a expliqué avoir « autre chose en tête » qu’un rachat d’actions ou de dividendes. « Nous sommes face à une occasion unique pour profiter de nos liquidités », aurait-il alors déclaré. Il souhaiterait ainsi conserver cet atout financier pour « une ou plusieurs opportunités » à venir.
Le site All Things Digital évoque pêle-mêle des possibles rachats du célèbre éditeur de jeux vidéo Electronics Arts, d’un diffuseur de contenus pour la télévision comme Comcast ou Warner, ou de Facebook.
Le réseau social aux 500 millions de membres est aujourd’hui estimé entre 25 et 35 milliards de dollars et devrait entrer en bourse d’ici fin 2012.
« Ce n’est pas dans la culture » d’Apple
« Apple préfère racheter des start-up prometteuses », estime Olivier Frigara, journaliste spécialiste d’Apple, qui rejette cette hypothèse. « Dans son histoire, Apple n’a jamais fait d’acquisition majeure », explique-t-il. « La pomme a bien racheté quelques concurrents mais jamais des géants… Bien entendu ils ont les moyens d’acheter Facebook, mais ce n’est pas dans la culture de l’entreprise. »
« Apple est avant tout un fabricant de matériel, et ses activités annexes comme les logiciels servent avant tout à vendre du matériel Apple. » souligne-t-il.
Celui-ci imagine plutôt Apple lancer « une sous-marque low cost qui adapterait les produits Apple afin de concurrencer les téléphones à 9 euros sous Android ou Bada ».
A vous de jouer :
Apple rachètera-t-il Facebook ?


